1882: SAINT-NAZAIRE FUT UNE VILLE NEUVE |
Ecomusée de Saint-Nazaire |
Le trafic maritime dépassait tous les espoirs : 277 000 t en 1860, 617 000 en 1870, 2 millions de tonnes de 1900 à 1913 et 3,7 millions en 1918. Si la totalité du volume était réalisé en 1860 par des voiliers, ceux-ci n’en feront plus que 2% en 1880. Cela reflète bien l’évolution de cette époque. La progression inexorable de la taille des navires a entraîné une baisse de 7 à 1 du coût maritime entre 1820 et 1910. Il fallut de nouveau aménager le port. Entre 1896 et 1907, on édifia une nouvelle entrée au port : l’entrée Sud. Celle-ci fut inaugurée par un navire construit à Penhoët : « Le Versailles ». Parmi les trois ministres présents ce 23 septembre 1907, un ancien Nazairien, Aristide Briand, ministre de l’Intérieur. |
Entrée Sud édifiée entre 1896 et 1907 En 1882, l’achèvement du second bassin à flot, le bassin de Penhoët, fut déterminant pour la construction navale et l’affirmation urbaine de Saint-Nazaire. e nantais Babin-Chevaye créa à Penhoët les « Chantiers et Ateliers de la Loire » qui s’orientèrent progressivement vers la réalisation des commandes de la Marine Nationale. La Compagnie Générale Transatlantique, propriétaire des anciens chantiers Scott, réaménagea le site. Elle installa sur onze hectares de nouveaux ateliers et des cales de construction. Ces « Chantiers et Ateliers de Penhoët » construisirent, réparèrent et entretinrent la flotte de la compagnie. Ils pouvaient faire les plus grandes coques de l’époque mais aussi produire les machines de propulsion. Le nouveau « bassin de Penhoët » offrait trois formes de radoub et 700 mètres de quai destinés à l’armement des navires. Les deux Chantiers « Loire » et « Penhoët » employaient plus de 5000 ouvriers en 1900. Ils contribuèrent à l’installation d’une fonderie (Société des Fonderies de Saint-Nazaire) et utilisaient les aciers produits par l’usine métallurgique de Trignac. Entre 1881 et 1914, Saint-Nazaire devint une ville attirant les services administratifs aux dépens de Savenay et de Guérande. Saint-Nazaire, maintenant sous-préfecture du département de la Loire Inférieure, s’imposait aux villes des alentours dont elle avait dépendu. Saint-Nazaire sortait de ses flancs les premiers paquebots de légende d’une longue liste : " Champagne", " Provence", " Versailles", " Lafayette", "France". Le "France" de 1912. Entre 1917 et 1919, 250 000 soldats américains débarquaient sur les quais. Ils nommèrent pour eux-mêmes Saint-Nazaire « Négoceville». Leur passage acheva de convaincre du bien-fondé des progrès techniques. Ils résolurent le problème du ravitaillement en eau de la ville, installèrent une énorme gare de triage à Montoir. Puis ce fut au total 600 000 hommes de troupes de diverses nationalités qui furent rapatriés par le port. |
Page précédente |
Page suivante |
![]() |