1856: ET SAINT-NAZAIRE TENTA LE PARI...INDUSTRIEL
Deux années après l’inauguration du bassin à flot de Saint-Nazaire en 1856, la nécessité du creusement d’un deuxième bassin s’imposait. La Compagnie Générale Transatlantique s’était installée à Saint-Nazaire. La convention postale la contraignait à faire construire en France une partie de sa flotte. Elle traita avec l’Ecossais «Scott et Cie» la construction sur place de huit navires à coques en fer (de 8 «packet-boats»). Elle choisit le site de la pointe de Penhoët pour y implanter un chantier de construction navale. 

En 1862, le chantier Scott s’ouvrit sur les cinq hectares gagnés par le remblaiement de la rive de la Loire, rendu possible par les déblais du creusement du bassin de Penhoët (ce creusement mit à jour d‘importants vestiges attestant l’existence d’un ancien port bronzier néolithique). Scott et ses quinze hommes formèrent les ouvriers charpentiers navals bois de Méan et de Paimboeuf à la charpente navale fer et au traçage des coques.

En 1864, le premier navire construit fut lancé : « l’Impératrice Eugénie »

Saint-Nazaire participait activement au grand rattrapage technologique de la France sur l’Angleterre. Ses navires en métal et à vapeur, bien vite propulsés par hélices, contribuèrent au triomphe de ces nouveaux types de navires que les équipages de voiliers traitaient de "bailles à charbon" et "d’enfumeurs".

Saint-Nazaire, par son dynamisme mérita les surnoms de « Liverpool de l’Ouest » ou de « Californie bretonne » (M. Barbance) . En vingt ans sa population avait plus que triplée. Saint-Nazaire était une ville champignon.

En 1861, puis en 1864, des chantiers nantais Dubigeon puis Jollet-Babin et Gouin implantèrent des ateliers sur les quais du bassin, limitant leurs activités à des opérations de réparation navale.

Mais en 1866 les chantiers Scott connurent la faillite, ce qui obligea la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) à exploiter elle-même les « Chantiers de Penhoët ».

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