Historique de l'entreprise Col'Art

 

La société Col'Art a été fondée en 1720



L'industrie des Beaux-Arts est née

Début du XVIIIème siècle, les artistes confient le broyage de leurs couleurs à un commerçant, Charles LACLEF, ancêtre de la famille LEFRANC.

En 1720, les villes sont fières de leur savoir-faire et les artistes commencent à voyager. Les ateliers de maîtres (forme de compagnonnage) disparaissent peu à peu et les 1ères écoles d'art se créent. Les peintres ne disposent plus d'élèves pour broyer pigments et liants. Parmi eux, CHARDIN, décida de confier l'élaboration de ses couleurs à un marchand : Charles de LACLEF, ancêtre de la famille LEFRANC, qui tenait "commerce de pigments et d'épices" à Paris dans le quartier St Germain. Une collaboration étroite avec les artistes voit ainsi le jour : l'industrie des beaux-arts est née.

Le rôle qu'a joué Alexandre LEFRANC (portrait ci-contre réalisé par MILLET au fusain)dans l'industrie des couleurs et des vernis est considérable. Des recherches scientifiques et des analyses des tableaux anciens ont permis d'écarter des matières premières dangereuses et peu solides dans le temps, comme le blanc d'antimoine qui jaunissait, le bi-iodure de mercure (rouge écarlate) qui noircissait, l'orpiment ou arsenic jaune (jaune d'or) qui modifiait le ton des couleurs à base de métaux auxquelles on le mélangeait, le bisulfure d'arsenic (rouge Rubis) qui était très fugace, vénéneux et qui modifiait le ton des mélanges, le sel de cyanure de fer et de cobalt (vendu sous le nom de vert de Prusse) toxique et qui se transformait en rouge grisâtre très vilain de ton. Avant la découverte du bleu de Prusse, on mélangeait de l'indigo, du smalt, de la craie et de l'amidon, liés par un mucilage de farine de riz : la teinte était formidable, mais d'une fixité médiocre.

Toute cette " cuisine " devait être redéfinie et les principes édictés pour une qualité " beaux-arts ", toujours respectés aujourd'hui, apparurent sur les tubes dès 1889 :
o Composition chimique des couleurs
o Degré de fixité à la lumière (1 à 3 étoiles)
o Inaltérabilité dans les mélanges (inscription M, couleur miscible avec n'importe quelle autre)

Au milieu du XIXème siècle un artiste invente un nouvel emballage pour conserver la peinture, les fabricants l'ont immédiatement adopté, fait évoluer, et ceci permit aux artistes de peindre en extérieur et de voir apparaître les Impressionnistes...

Les gammes de couleurs ne cessent de s'étendre, et les recettes de peinture se développent. Il restait cependant un aspect qui n'avait pas évolué : l'emballage et le véhicule des couleurs. Jusqu'à présent les peintures étaient conservées dans des vessies de porc.

En 1841, un artiste américain du nom de John GOFFE RAND dépose un brevet de tube et d'une pince permettant de conserver la peinture dans un cylindre en plomb.

Les anglais eurent l'idée de les présenter dans des tubes en étain, et sur nos vieux tarifs, on peut encore lire qu'on vendait les couleurs en tubes un sou de plus que les couleurs en vessies. En 1859 LEFRANC commercialise le tube à fermeture étanche, l'ancêtre du bouchon à pas de vis. Cette innovation eut une incidence majeure dans la manière de peindre et l'histoire de l'art voit apparaître les Paysagistes, et, un peu plus tard : les Impressionnistes.

 

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